Case: Touch The Future!

Roularta expérimente le magazine du futur: ‘« Les magazines numériques offrent une plus grande marge de manœ“uvre aux annonceurs. ‘»

 

Fin 2013, Le Vif Weekend a clôturé l’année de son 30e anniversaire comme il l’avait commencé : avec une édition unique. Cette fois, pas de magazine sous forme de journal comme début janvier ou une édition Black de luxe, comme au milieu de l’année passée, mais une application unique et gratuite pour tablette baptisée Touch the Future. Comme son nom l’indique, celle-ci vise à montrer toutes les possibilités qu’offrent les magazines numériques.

 

‘« Notre application Touch the Future a permis de refermer en beauté le triptyque consacré au trentième anniversaire du Vif Weekend ‘», explique Mireille De Braekeleer, Account Director Lifestyle de Roularta. ‘« Après un retour dans le passé avec la Weekend Birthday Edition et une célébration du présent avec le numéro Black, nous voulions également nous tourner vers l’avenir avec l’application Touch the Future. à€ quoi le magazine du futur pourrait-il ressembler ? Comment utiliserons-nous toutes ces nouvelles technologies ? Comment transposerons-nous notre contenu papier sur les supports numériques ? Qu’est-ce que cela nous offrira comme possibilités au niveau rédactionnel ? Et comment intégrerons-nous nos annonceurs ? Avec ces questions en tête, nous nous sommes assis autour d’une table avec la rédaction et Custom Media en vue de développer une application futuriste. ‘»

L’application nous emmène dans les différentes pièces d’une maison virtuelle, où l’on peut à chaque fois cliquer sur différents objets. On obtient alors plus d’informations sur l’élément en question (un système audio, des appareils électroménagers, la voiture dans le garage…), mais le plus étonnant, c’est qu’ils sont tous sponsorisés. Est-ce avant tout une initiative commerciale ?

‘« Elle mélange en fait le rédactionnel et le commercial. Nous avons délibérément opté pour une application bidimensionnelle, avec un volet horizontal et vertical. Le niveau horizontal, qui permet de se promener dans les différentes pièces de la maison, est ce que j’appelle la salle de jeux des annonceurs. Nous avons essayé d’être les plus créatifs possibles avec nos partenaires commerciaux et le placement de produit. Le volet vertical, quant à lui, est principalement consacré au côté rédactionnel, avec des interviews d’experts qui tentent de décrypter de quoi notre avenir sera fait dans chaque domaine. Le fait que la rédaction et nos partenaires commerciaux aient tous adhéré à cette initiative prouve qu’il est parfaitement possible d’aborder un tel projet de deux manières différentes. Je tiens néanmoins à ajouter que ce n’était qu’un premier essai et que nous allons tout analyser en interne avant de poursuivre dans cette direction. Nous devons par exemple encore évaluer l’utilisation de l’application : quels contenus et quels messages commerciaux ont été visionnés le plus et le plus longtemps, quels endroits étaient plus difficiles à trouver et que pouvons-nous y faire. Ces résultats nous serviront pour l’avenir. ‘»

Vous l’avez dit vous-même : le niveau horizontal de l’application est la salle de jeux des annonceurs. Pensez-vous que ces derniers joueront un rôle plus important dans les magazines numériques par rapport aux magazines papier, où l’on a toujours veillé beaucoup plus à maintenir la séparation avec le rédactionnel ? 

‘« Je dirais qu’il s’agit d’une nouvelle forme de coexistence. Les tablettes offrent une expérience de lecture différente du support papier, qui permet aux annonceurs de s’y intégrer davantage. Pourquoi n’en profiterions-nous pas si cela peut contribuer à l’expérience utilisateur totale du lecteur ou de l’utilisateur de l’application ? Bien entendu, le rédactionnel reste tout aussi important. Le tout est donc de trouver le bon équilibre entre les deux de façon à offrir une expérience utilisateur optimale au lecteur. ‘»

Pour la rédaction et les annonceurs, l’expérience est donc réussie, mais l’application a-t-elle aussi été un succès auprès de vos lecteurs ? 

‘« C’est également essentiel pour nous, évidemment, et, à la lumière des premiers chiffres, nous pouvons aussi être très satisfaits à ce niveau. Début janvier, l’application avait déjà été téléchargée plus de 8000 fois, ce qui n’est pas mal du tout pour une version standalone en Belgique. ‘»

Comment voyez-vous évoluer le rapport entre les magazines papier et numériques à court terme ? 

‘« Personne au sein du monde de l’édition ne peut vraiment le dire, mais comme notre enquête sur les marques de luxe l’a démontré, le support papier reste très important pour certains annonceurs. L’expérience utilisateur est également totalement différente naturellement. Le papier reste le meilleur support pour une véritable expérience de lecture, tandis que les magazines sur tablette permettent de profiter du contenu d’une autre manière (sous la forme de vidéos, d’extraits audio, d’articles plus courts avec davantage d’images…). Je dirais donc que les deux ont un bel avenir devant eux l’un à côté de l’autre. ‘»

 

Peut-on conclure en disant qu’avec cette application, Roularta joue un rôle de pionnier dans le secteur belge des magazines ? 

‘« Certainement, comme nous l’avons déjà fait il y a des années avec Le Vif Weekend dans le domaine du lifestyle. Ce n’est d’ailleurs pas le premier projet à ce niveau : nous avions déjà créé une application pour notre numéro spécial sur les montres. Celle-ci avait été téléchargée plus de 7000 fois, ce qui est également remarquable pour un tel marché de niche. Quoi qu’il en soit, nous sommes ravis que Roularta nous donne l’opportunité de réfléchir à l’avenir et soutienne ce genre d’initiatives. Notre objectif est de continuer à jouer les pionniers, même s’il n’y a aucun projet concret actuellement visant à donner suite à cette initiative. ‘»

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