Chief Editor’s Words : Britt Guetens (La Maison Victor)

Je trouve formidable de faire des magazines, même si ce n’est pas ma première passion. En réalité, j’ai été formée à la Kunstacademie et à la Modeacademie. Ensuite, j’ai décidé de suivre une formation complémentaire en journalisme. Ce n’était pas tant pour laisser derrière moi l’univers de la mode, mais bien pour en découvrir un nouveau : celui de la conception de magazines. Donner forme à des concepts et des formats m’a toujours passionnée. C’est l’essentiel dans mon métier actuel. La Maison Victor est là pour les gens passionnés par la couture. J’aime, avec l’équipe de La Maison Victor, aller plus loin dans cette approche, voir de quelle manière nous pouvons répondre aux attentes de nos lecteurs et découvrir celles dont ils n’ont même pas conscience.

A cela s’ajoute encore une dimension supplémentaire : les lecteurs de notre titre sont, presque par définition, sensibles à l’esthétique. Il est donc plus que nécessaire de réaliser un magazine attrayant. Notre groupe cible est en effet critique et au fait de la mode. A côté de lecteurs de générations plus anciennes, de nombreux jeunes lisent également La Maison Victor. C’est le résultat d’un engouement qui a grandi au cours des dernières années. Le magazine doit donc être innovant et son aspect doit refléter son époque.

Vous le remarquez : ma formation liée à la mode m’est aujourd’hui très utile… Mais je ne peux naturellement pas me limiter à cela. Je scrute très activement mon groupe cible afin de suivre de près ce qui s’y passe. Heureusement, je suis entourée de personnes très impliquées dans la couture et la confection de vêtements et d’accessoires. Cela aide. Par ailleurs, il existe une très vaste communauté en ligne de passionnés du « Do it yourself » : on trouve énormément de blogs, de groupes sur Facebook et autres que je m’efforce de suivre. Ils constituent une importante source d’inspiration : on voit sur base de quels modèles ils travaillent, quels résultats ils enregistrent, à quels problèmes ils sont confrontés…De cette manière on reste très proche de son groupe cible. La seule chose qu’il y a entre eux et vous, c’est un écran. Internet offre effectivement la possibilité de garder le contact avec une très large partie de votre groupe cible. Ce qui n’est malheureusement pas possible dans la vie réelle.

Le digital est donc très important pour La Maison Victor. Notre site web est une grande plateforme « start to sew ».

Nous avons par exemple des vidéos qui montrent comment aborder certaines techniques et dans notre webshop, on peut acheter des patrons, des magazines et même depuis peu des tissus. Naturellement, nous voulons également développer l’interaction avec nos lecteurs via Facebook et Pinterest. A terme, nous voulons offrir ce volet interactif via notre propre site. Nous pensons qu’il est important d’y proposer davantage de contenu et un contenu différent par rapport au magazine. Nous renvoyons donc régulièrement d’un médium à l’autre. Nous voulons notamment regrouper en ligne les bases de la couture, du tricot et du crochet et ainsi devenir la référence. Mais il convient d’aborder aussi un minimum de techniques de base dans le magazine.

Selon moi, c’est cette complémentarité entre le site et le magazine, ainsi que l’interactivité avec notre groupe cible, qui font le succès d’une publication comme La Maison Victor. Et nous avons eu la chance de pouvoir développer cette approche depuis nos débuts, en décembre 2013.

Britt Guetens, rédacteur-en-chef La Maison Victor

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