Chief Editors’ Words : Kristine De Vriese (Royals)

Pourquoi je suis folle de Royals ? Avant tout parce que j’ai participé à sa naissance. C’était en 1999 (nous fêtons en effet notre 15ème anniversaire cette année!), lorsque Guy Van Oost décida de lancer un magazine consacré exclusivement à la vie des monarchies. Ce qui est amusant, c’est que nous avions beaucoup d’expérience dans la confection de magazines pour des tiers, mais que nous n’étions absolument pas des éditeurs. Nous ne disposions pas des structures nécessaires. Mais pas à pas, nous avons tracé notre route.

Je trouve également amusant le fait d’être au cœ“ur de l’actualité des familles royales. Cela reste populaire. Je compare cela volontiers aux soaps : personne ne les regarde, mais tout le monde les as vus. Dans le numéro de septembre, nous sommes revenus sur nos 15 années d’existence et j’ai été très frappée de voir à quel point l’actualité se renouvelle constamment dans ce domaine. 2013 a naturellement constitué une année phénoménale avec les abdications de la reine Beatrix aux Pays-Bas et d’Albert II chez nous, et avec les intronisations des rois Willem-Alexander et Philippe.

Ce qui me séduit énormément, c’est le fait que les nouveaux monarques accordent beaucoup plus d’attention à leur image. De toute évidence, il souffle un vent nouveau. D’une part, ils sont beaucoup plus proches du peuple ; d’autre part, la balance ne doit pas trop pencher d’un côté, sinon cet univers doré risquerait de disparaître. Il est passionnant de voir comment ils appréhendent tout cela. Prenez par exemple l’Ice Bucket Challenge. En Belgique, on se contente de montrer la photo d’un seau en guise de teaser sur Twitter, alors qu’à Monaco, Albert relève le défi de manière très visible.

Ce qui est remarquable dans le cas de Royals, c’est que nous partons toujours de rien. Chez nous pas de modèles, peu de rubriques fixes, qui reviennent dans chaque numéro. Nous construisons chaque magazine en partant de zéro. C’est pourquoi chaque édition de Royals présente un aspect différent. Dans ce cadre, les photos sont primordiales. Tout tourne autour d’elles.

Pour toutes ces raisons je n’ai pas en tête un magazine idéal. Il y a bien sûr les grands classiques comme Vogue, mais je trouve simplement amusant d’entrer dans une librairie et d’y acheter quelques magazines inconnus. Ma dernière récolte se constituait de Pulp et Frame. Je trouve très intéressante la manière dont ils élaborent leur mise en page. Pour moi, le titre n’est pas réellement important. N’importe lequel peut m’inspirer. Je peux apprendre autant d’un magazine d’information que d’un magazine people. Il est important de garder l’esprit ouvert. Par ailleurs, nous tenons naturellement compte des attentes de nos lecteurs. Il s’agit principalement de femmes de plus de 40 ans. Royals ne doit donc certainement pas ressembler à Pulp.

Bien que nous nous inscrivions dans notre époque et que nous soyons actifs sur Twitter, je suis toujours fermement convaincue que le papier continuera à exister à long terme. Qu’y a-t-il de plus agréable que de se détendre en lisant un magazine après une longue journée de travail passée devant un écran d’ordinateur ?

Kristine De Vriese, Rédactrice-en-chef Royals

Sur l’étagère, je prends toujours … Time magazine.

J’écoute … la première chaîne radio de la BBC.

Je ne suis jalouse de … rien, ni de personne.

Je suis surprise que … les journaux aient accordé une telle attention à la famille royale au cours des récentes années.

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