Qu’en est-il…des anciens lauréats du StuMPA ?

Le 5 avril, les nouveaux lauréats du StuMPA seront annoncés (pour la 10e fois déjà !). L’occasion rêvée pour vérifier ce qu’il est advenu des lauréats précédents. Comme Simon Pyson, qui en 2017 a remporté le StuMPA d’Or et qui aujourd’hui travaille en tant que créatif junior chez Happiness Brussels.

Les nominés sont à présent connus (voir ici) et se préparent à la défense de leur dossier de participation. Le 5 avril, nous pourrons en voir le résultat et le jury désignera les lauréats.

Simon Pyson l’a aussi vécu. En 2017, il représentait la Luca School of Art Ghent en finale et il a décroché la timbale (avec une campagne pour Sensoa). Il s’en rappelle avec satisfaction : « Ma participation au StuMPA ne m’a pas immédiatement valu de trouver un boulot, mais ce fut bel et bien un beau tremplin. Quand on gagne, on a son nom qui apparaît dans la presse professionnelle, on rencontre des gens à Cannes et on a une idée reconnue pour dans son book. »

 

StuMPA d’Or

Ça, évidemment, c’est le retour direct et visible, mais un award comme le StuMPA, ça représente bien plus, explique Pyson. « Un enseignement majeur que j’en ai tiré, c’est qu’une idée est fluide », dit-il. « J’entends par là qu’on peut toujours continuer à la façonner et à chercher d’autres façons de la réaliser, à chercher une autre marque pour laquelle l’idée fonctionnera sans doute mieux. Tout ne doit pas s’arrêter à la participation. Si vous croyez vraiment en une idée, tournez-la dans tous les sens jusqu’à ce que vous parveniez à la vendre. Si vous ne le faites pas, vous rencontrerez une autre version de votre idée à Cannes, mais qui sera meilleure. Regardez donc ma participation au StuMPA et puis la pee ad d’Ikea et vous comprendrez de quoi je parle… »

Resté collé

Le StuMPA a aussi permis à Simon Pyson d’en apprendre beaucoup sur le print. « Ce n’est pas un exercice facile, mais c’est toujours notre pain quotidien », dit-il. « Même si je crois bien qu’il faut faire une distinction entre le print classique et le print ‘innovant’. Dans le cas du print innovant, qui fait aussi l’objet du briefing du StuMPA, on se sert d’une certaine technologie qui fait que le concept print peut toujours s’offrir de nouvelles strates, au fur et à mesure que la technologie évolue. Voilà pourquoi, chaque année, je suis curieux de découvrir quelle est la nouvelle couche créative que les candidatures au StuMPA ont donné au print. »

Quoi qu’il en soit, le print classique est aussi encore toujours pertinent, estime Pyson, même si parfois ça s’apparente à un métier oublié/perdu. « Le print vous force à ramener votre campagne ou votre message à l’essentiel. » Dixit l’homme qui depuis sa participation au StuMPA lit Humo. « J’ai acheté le magazine pour y coller mes annonces et les envoyer, mais je suis moi-même resté collé au magazine… »

The real world

Aujourd’hui, Simon Pyson travaille comme Concept Provider chez Happiness Brussels. Dans son escarcelle, il compte des campagnes mémorables, entre autres pour Carlsberg, DVV et sp.a. Pas étonnant donc qu’il se sente extrêmement heureux dans son job : « En tant que créatif, il n’y a pas un jour où on s’ennuie. On se réunit autour de la table avec des gens qui se battent tous pour la créativité et c’est beau à voir. Chaque jour est un défi visant à transmettre le message au consommateur de la façon la plus sympa ou intelligente qui soit. »

Nous lançons notre toute dernière question : le pas entre les études et le travail n’est-il pas énorme ? Pyson relève une différence majeure : « La plus grande différence entre le fait d’étudier la publicité et le fait de bosser dedans, c’est que tout ne s’arrête pas à la conception d’une idée. Avant de pouvoir être sortie, une idée doit franchir de nombreux obstacles et elle peut toujours être annulée au dernier moment. Il est essentiel que vous ayez chaque jour la motivation de produire de nouvelles idées toujours meilleures. » Un message qui, espérons-le, ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd chez la génération StuMPA actuelle…

Sur le même sujet :