Les éditeurs de magazines détiennent une mine d’or de data

Selon François Mariet, keynote speaker sur notre événement MAGnify, les médias de presse offrent aux annonceurs la possibilité, exceptionnelle, de pouvoir tracer leurs clients. Ce Français, spécialiste de la gestion des médias et de la publicité, membre associé de l’IREP et du CESP, écrit dans son tout récent livre blanc  » Valeurs de la presse : ses audiences, ses data « , que les médias, magazines en particulier, possèdent des données solides, riches et actualisées grâce à l’association unique du papier et du digital. Ces médias n’offrent pas des impressions aux marques, mais plutôt un itinéraire personnel des lecteurs via leurs plates-formes.

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Ce livre blanc donne un aperçu complet de la transformation des médias et révèle entre autres que les grands médias, notamment la presse magazine, sont maintenant numériques, et multi-supports (ordinateur, tablette, smartphone). La plupart des lecteurs passent d’un écran à l’autre. Par sa  » présence  » sur le support papier, le magazine est en fait un médium hybride aux multiples formes physiques.

Médium ‘nomade’

Grâce à leur format, les magazines papier sont un médium  » nomade « , selon Mariet. Consultables partout, ils nous accompagnent dans tous nos déplacements. Ils sont accessibles n’importe où grâce à un réseau de distribution considérable. De plus, leur offre est riche autant que diversifiée et ils produisent leurs propres contenus de qualité dont s’inspirent d’autres médias et sites web. L’internet mobile, par contre, souffre encore de quelques carences (en Belgique aussi!).

La transformation des médias magazines offre aux annonceurs la possibilité de pouvoir suivre leur public-cible toute la journée via les différentes plates-formes papier et digitales, affirme Mariet. En tant que média hybride, les magazines disposent de datas uniques (ou du moins d’un accès à celles-ci) sur leur lectorat très engagé, par le biais des CRM, du web et des abonnements, continuellement mis à jour et étoffés. De plus, ils ont des réserves de mots, d’images et d’autres contextes publicitaires dans lesquelles les annonceurs peuvent puiser nombre de nouvelles idées.

Développer cette mine d’or

La mission des éditeurs est donc double : d’un côté, développer et protéger cette mine d’or, et de l’autre mieux la connaître et la développer. Ceci n’est pas certainement pas chose facile, prévient François Mariet. Les données brutes doivent, en respectent la vie privée des utilisateurs, être traduites en  » customer insights « . Mariet estime que les solutions de haute technologie, telles que l’intelligence artificielle, ont ici un rôle à jouer.

La publicité est un contenu, au même titre que le contenu éditorial. Ce contenu publicitaire et son emplacement sur le web doivent être vérifiés par les éditeurs eux-mêmes, selon Mariet. Le contenu commercial est en effet important pour le consommateur car il répond au besoin évident d’être guidé dans sa vie quotidienne. Que ce soit pour la santé, la beauté, l’éducation, la lecture, la cuisine, la mode, la maison, le jardin ou l’automobile.

Source: Presse Magazine

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