Les journalistes, influenceurs depuis des années

Le marketing d’influence a la cote. Est-il cependant si nouveau que ça ? Les journalistes ne sont-ils pas par nature des influenceurs ? Et comment les médias sociaux aident-ils à encore renforcer ce rôle ?

Ces jours-ci, le marketing d’influence est encore plus ‘hot’ qu’une soupe thaïlandaise qu’on vous sert dans les rues de Bangkok. A juste titre. Rien n’est plus puissant que lorsque vous arrivez à transformer des personnes influentes en ambassadeurs de votre marque.

Les influenceurs peuvent avoir toutes sortes de backgrounds. De nos jours, on tourne souvent le regard vers les blogueurs, vidéo-blogueurs et autres stars d’Instagram. Et répétons-le : à juste titre. Via leurs propres canaux, ils parviennent souvent à toucher des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes.

A côté de cela, il y a toujours les gens qui, hors ligne, arrivent à impacter les décisions d’achat de leurs proches. Par exemple, au sein de la famille votre beau-père, lorsqu’il s’agit de s’y retrouver en tondeuses à gazon.

Un média crédible en soutien

Cependant, tout aussi traditionnellement les journalistes aussi sont des influenceurs. Ce qu’ils écrivent ou disent, influence – consciemment ou non – les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. C’est en effet aussi leur boulot. Sur base d’investigations et d’interviews, on attend des journalistes qu’ils mettent en exergue des choses qui valent la peine qu’on s’y attarde, qu’ils adoptent un point de vue ou expliquent des phénomènes.

A l’époque où il n’était pas encore question d’Internet, les journalistes étaient même les influenceurs les plus importants. Chaque semaine, on avait hâte de découvrir les opinions de feu Frans Verleyen, rédacteur en chef chez Knack pendant maintes années, ou de son successeur Rik Van Cauwelaert. Aujourd’hui, Daan Killemaes (le rédacteur en chef de Trends) réussit régulièrement à influencer le système politique sur des thèmes socio-économiques. De même, une fois que le salon milanais du design d’intérieur ferme ses portes, on a hâte de connaître l’opinion d’André Lafère, rédacteur en chef de Feeling Wonen.

Les journalistes et les médias sociaux vont de pair

Peut-être les journalistes sont-ils aujourd’hui encore toujours des influenceurs par excellence. Ce qu’ils ont de plus que leurs collègues actifs (entre autres) sur les médias sociaux, c’est qu’à chaque fois ils ont un média crédible qui les soutient, ce qui augmente encore leur taux d’influence.

De plus – et cela n’a rien d’étonnant –, bon nombre de journalistes influents parviennent aussi à prolonger ce rôle sur les médias sociaux. Robin Wauters, qui par le passé s’est vu attribuer le titre de journaliste belge le plus influent, compte par exemple 50.000 followers sur Twitter, tandis que le rédacteur en chef du NRC néerlandais, le Belge Peter Vandermeersch, en comptabilise aujourd’hui quelque 90.000.

A l’étranger comme, de plus en plus souvent, chez nous, les journalistes se servent des médias sociaux, d’une part, pour attirer l’attention sur leurs articles (et donc gagner en influence) et, d’autre part, pour offrir un petit plus qui passe moins bien dans leur propre média. Pensez par exemple au journaliste de mode qui, via Twitter ou Instagram, permet de jeter un regard dans les coulisses d’un défilé.

Le journaliste, influenceur à travers les âges… Chaque nouvelle technologie qui peut l’aider à ce niveau sera elle aussi accueillie à bras ouverts.

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