Que pensent les jeunes des influenceurs ?

Les jeunes (de 18 à 30 ans) sont parfaitement conscients du fait qu’il leur est possible d’influencer autrui via les médias sociaux. En même temps, l’idée de devenir eux-mêmes ‘influenceur’ ne les branche pas plus que ça. En outre, ils ne veulent en fait pas que leurs influenceurs essaient de leur vendre quelque chose : à leurs yeux, cela équivaut plus ou moins à vendre son âme. Audience et célébrité perdent de leur importance et la crédibilité l’emporte.

Une récente étude britannique, menée en profondeur auprès de jeunes de 18 à 30 ans, a permis de distiller de nouveaux enseignements intéressants sur la façon dont cette catégorie d’âge voit les influenceurs en tant qu’outil marketing : plutôt d’un mauvais œil. Les jeunes eux-mêmes ne désirent dès lors pas être perçus ou identifiés comme influenceur. L’étude, Young Blood 2, a permis de déterminer que 18 % seulement se dit influenceur et 34 % exprime le souhait d’exercer plus d’influence via les médias sociaux.

Influenceurs: moins importants?

Plus de deux tiers des répondants n’aiment pas acheter quelque chose d’un influenceur et estiment que la recommandation d’une célébrité n’a aucune importance. 21 % seulement indique bel et bien prendre en considération des produits ou services lorsqu’une célébrité en parle en termes positifs. La propre expérience avec le produit ou la marque (73 %), l’avis de vrais experts, la qualité et le prix sont décisifs. En outre, l’éthique, l’empreinte écologique et les valeurs progressives jouent un rôle toujours plus important.

En conclusion, il semble que la tendance influenceur est en train de s’émousser auprès des nouveaux consommateurs. L’avis des proches et des amis, lui, reste important, mais moins aussi que par le passé. Par contre, le savoir des influenceurs est apprécié, mais le danger de préjudice est grand lorsque ceux-ci tentent de vendre quelque chose qui ne correspond pas tout à fait à leur expertise. Ce n’est pas la popularité qui détermine le poids d’un influenceur, mais bien sa crédibilité et son appréciation en tant qu’expert.

Source : WARC

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