Scientific American : la science rendue accessible

9EBF6B21-4FDF-4C86-B480089C1B4E3828_cover C’est le plus ancien magazine ayant paru sans discontinuité aux Etats-Unis. Il compte 3,5 millions de lecteurs de par le monde. De plus, on l’a vu apparaître dans des films comme X-Men: The Last Stand, Iron Man 2 et The Amazing Spiderman… Scientific American est clairement un phénomène.

Des articles scientifiques proposés à la sauce  » populaire « . De nos jours, c’est la marque de fabrique de Scientific American. Tout avait pourtant commencé de façon bien différente. Lorsqu’en 1845 le titre avait été édité pour la première fois, on l’avait commercialisé comme un bulletin d’information hebdomadaire de quatre pages. Son contenu ? Les tout derniers brevets et des récits évoquant des inventions.

Bien vite, Scientific American a étendu son champ d’action pour devenir un magazine scientifique généraliste. Un mensuel qui brassait d’ailleurs aussi toujours plus large en termes d’approche. Il évitait ainsi de se laisser entraîner dans le sillage de titres purement scientifiques comme Nature et 1437203155_9221New Scientist, ce qui ne veut nullement dire qu’une publication dans Scientific American n’a pas de valeur aux yeux des chercheurs. Il compte bel et bien parmi les canaux de publication scientifiques reconnus, mais contrairement aux publications purement scientifiques, ses articles ne sont pas évalués par des pairs. Au total, jusqu’à présent, 152 lauréats d’un prix Nobel  ont écrit 246 articles pour Scientific American.

Après s’être imposé aux Etats-Unis, Scientific American est parti à la conquête du monde. Aujourd’hui, le magazine est édité en 14 langues, dont le chinois, l’hébreu, le lituanien et le polonais. Chez nous, Cascade se charge de la version néerlandophone. Eos – le fleuron du groupe d’origine batave – s’est par ailleurs inspiré de Scientific American.

sc1024x768En ligne, Scientific American est déjà actif depuis ’96. Le titre y exploite un site richement fourni – visité tous les mois par 5,5 millions de visiteurs uniques – et jouit aussi d’une position de force sur les réseaux sociaux (avec, par exemple, plus de 2 millions de fans Facebook). Sur le site (webshop), il vend également bon nombre d’éditions supplémentaires du magazine :  les éditions dites ‘Classic’, des numéros spéciaux (sur papier ou numériques) et la deuxième publication de Scientific American, Mind, lancée en 2004. Mind se focalise sur le cerveau et paraît tous les deux mois.