Unilever loue l’innovation chez le média magazine

A l’occasion du congrès, Rob Candelino, vice president of marketing, haircare chez Unilever aux Etats-Unis, a participé à un panel de discussion en compagnie de Lori Hiltz, chief executive officer chez Havas Media et Michael Clinton, président du marketing et directeur de publication chez Hearst Magazines. Michael Kassan, le président et PDG de MediaLink, animait la session.

Candelino a raconté que par le passé il n’avait jamais rencontré d’éditeur, tandis qu’aujourd’hui c’est régulièrement le cas. Il a carrément dit que le média magazine  » has fantastic print and relevant omni-channels [multiple platform products] « , qui aujourd’hui lui fournissent une bonne position de départ.

Il a aussi loué l’esprit d’innovation du secteur :  » Ces derniers temps, on voit venir de vraies innovations de pionnier du secteur du média magazine, là où avant elles provenaient plutôt de d’acteurs relativement nouveaux sur le marché. Vous avez rendu le print et tous ses canaux média plus pertinent pour quelqu’un comme moi. « 

 » Unilever aime s’ériger en pionnier en étudiant les nouvelles possibilités dans tous les canaux.  » Aujourd’hui, le média magazine en fait lui aussi partie. Un facteur clé dans ce changement est l’esprit ouvert de ‘« l’autre côté de la table (à savoir du côté des éditeurs) ‘» lorsqu’il s’agit de livrer un travail de pionnier. Selon Candelino, ce n’était pas encore le cas il y a quelques années.

De son côté, Clinton de Hearst Magazines a souligné le fait qu’aujourd’hui, le média magazine est à même de faire appel à plus de budgets publicitaires que jamais auparavant. à€ présent, les budgets print, digitaux, sociaux, événementiels et vidéo sont entrés dans le giron du média magazine. Une énorme opportunité se présente donc aux entreprises du secteur afin d’élaborer des campagnes ‘omni-channel’ intégrées pour leurs clients.

Une question inévitable concerne le rôle du native advertising – qui a ses partisans et ses détracteurs –, ainsi que les façons dont le média magazine peut jouer un rôle à ce niveau.

Candelino a dit à ce sujet :  » Ce pourquoi nous devons remercier le secteur du média magazine, c’est qu’il était déjà natif avant que le natif soit cool. Ce pourquoi vous devez être sermonnés, c’est que l’appropriation du ‘storytelling’ vous a échappé. Il y a des lustres, vous créiez déjà des publireportages. Il a fallu du temps au média magazine avant de récupérer ‘son bien’, mais il est bon que le secteur fasse à nouveau partie de l’histoire. « 

Pour Clinton, le patron de Hearst, la question ne se pose même pas de savoir si le média magazine doit être impliqué dans le natif.  » Les entreprises doivent être transparentes au sujet du native advertising, mais nous devons aussi le réinventer et faire en sorte que nous en fassions partie. « 

Le storytelling dans l’ADN du média magazine et dans le secteur est dès lors bien placé pour développer du native advertising de qualité. Il est possible d’ajouter énormément de valeur au contenu actuel, qui n’atteint pas toujours des standards de qualité élevés.

Il est par ailleurs très important que les marques, comme le média magazine, retournent d’abord à ce qui les rend spéciales en tant que marque. Sur cette base, elles peuvent se développer dans tous les sens afin de créer des opportunités d’engagement et d’impact.

Pour terminer, Clinton a souligné que pour ce qui est du côté print du business, le lien avec les consommateurs n’a jamais été aussi solide qu’aujourd’hui. Les entreprises doivent toutefois perpétuellement affiner leurs stratégies, continuer à innover et veiller à ce que leur passé ne devienne pas un boulet. ‘« Nous devons davantage penser en acteurs purs et non tellement à partir de cet héritage. Pour créer de la valeur, nous devons penser ‘toutes plates-formes’. ‘»

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