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The Makers of Magazines : Bram Tack, photographe

 » Les magazines m’offrent l’opportunité de revoir mon travail  »

Derrière un seul magazine se cachent des dizaines de gens. Certains, comme le rédacteur en chef, jouissent d’une certaine visibilité, d’autres œuvrent plutôt dans l’ombre.  A l’image du photographe, dont le travail est essentiel pour pouvoir parler d’un magazine. Découvrez le récit du photographe indépendant Bram Tack.

 » Parce qu’il est à usage interne, je ne vois jamais que 10 à 20 % de mon boulot. Avec les magazines, je le revois bel et bien et je trouve ça génial.  » Bram Tack est photographe indépendant et à ses yeux travailler pour des magazines a quelque chose d’unique. Ses reportages ornent régulièrement les pages de Je Vais Construire & Rénover et il travaille occasionnellement pour Humo en tant qu’assistant lors de séances photo pour la couverture.

Bram Tack est dès lors idéalement placé pour donner son avis sur la place que donnent les magazines aux photos. De prime abord, il est bon, estime-t-il, que ces vingt dernières années les images ont beaucoup gagné en importance au sein des mises en pages.  » Pour moi, c’est logique « , explique-t-il.  » Un magazine doit avoir une plus-value, surtout depuis l’essor de la Toile. Cette dernière est toujours fort focalisée sur le texte et de par leur focalisation sur les images fortes, les magazines marquent la différence. Chez le marchand de journaux aussi, ils font figure d’‘eyecatcher’ pour convaincre les gens d’acheter un numéro. Les magazines sont vraiment synonyme de qualité.  »

La photo plus rapide que la vidéo

Il relève toutefois encore toujours certaines erreurs dans l’utilisation d’images. « Cela me gêne qu’un budget soit consacré à un reportage photo et que celui-ci se voit ensuite complété d’une poignée d’images ‘médiocres’ glanées sur le Web », dit-il. « Parfois aussi, des photos sont rognées pour mieux les intégrer dans la mise en page, mais dans la foulée la composition se perd. Il se peut cependant que je sois seul à relever ce genre de choses… »

Quant à un magazine uniquement composé de photos, Bram Tack l’applaudirait des deux mains.  » Ça me semble sympa de faire ça de temps à autre, pour changer « , opine-t-il. « De Standaard l’a fait un jour et l’édition de ce journal a tout de même monopolisé l’attention. Par contre, rien que des numéros avec rien que des photos, ça ne me semble pas être un bon plan.  Trop de gens aiment lire un bon article, un bon texte. »

Et la vidéo ? En ligne, les images mouvantes gagnent toujours plus de terrain. Il n’y a rien d’étonnant à ce que Bram Tack opte résolument pour les photos :

 » Les photos sont tout de même plus accessibles que les vidéos, surtout sur les appareils mobiles. De plus, la combinaison texte/image est un duo gagnant. Et on s’imprègne plus vite d’une photo que d’une vidéo ! « 

Articles magazine sur demande

Quant à l’avenir des magazines, il se perd en conjectures.  » L’utilisation média devient plus volatile « , dit-il,  » et je pense donc que le nombre d’abonnements va diminuer. On peut toutefois y palier en offrant en ligne des articles ‘on demand’ payants, par exemple via Blendle. Les éditeurs magazine ont d’ailleurs encore quelques paliers à franchir s’ils veulent que les expériences en ligne et hors ligne s’accordent joliment.  »

Sa faim de magazines ne s’en verra en tout cas pas entamée.  » Moi-même, je collectionne des magazines tout au long de l’année. Pendant les vacances, je rattrape alors mon retard.  » Le top, c’est encore et toujours Humo.  » Parce qu’il contient tant de choses différentes. On y trouve toujours quelque chose de sympa ou d’intéressant. Et puis, on y consacre beaucoup d’attention à la photographie.  »

Bram Tack, photographe

Bram Tack, portret

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