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Chief Editor’s Words : Mie Van der Auwera (Libelle)

La lectrice de Libelle se préoccupe d’améliorer et de rendre plus agréable sa vie et celle de son entourage ; il est gratifiant de pouvoir l’y aider, de contribuer à son émancipation. Les histoires des autres aident nos lectrices à mieux comprendre ce qui les concerne, elles ou leurs proches.

Je ne trouve que rarement de l’inspiration dans d’autres magazines. Après 17 ans dans le métier, je suis devenue assez critique à l’égard des titres qui prétendent dicter les tendances. Je vois peu de nouveaux formats, mais plutôt des rubriques copiées de manière éhontée. « Been there, done that » : voilà une approche qui souvent me hérisse.

Il n’en reste pas moins que j’aime énormément les bons articles, les bonnes plumes, les bonnes photos. Tout ce qui apporte de la valeur ajoutée. Je pense par exemple à Time, au New Yorker ou à Bloomberg Business Week. Ce n’est pas un hasard s’il s’agit de magazines américains dont les couvertures liées à l’actualité sont très créatives.

Libelle fêtera son 70ème anniversaire en 2015, mais cela ne signifie pas que nous ne nous préoccupons pas du digital. Personnellement, je trouve ces évolutions extrêmement intéressantes, comme tout ce qui est nouveau. Ce qui m’occupe beaucoup, ce sont les dynamiques différentes du papier et du digital. Un magazine est comme une friandise, on achète une demi-heure que l’on consacre à soi-même. Le digital est beaucoup plus fonctionnel, vous ne pouvez donc vous contenter de transposer le contenu de votre magazine sur des plateformes en ligne.

Le défi consiste à définir ce qui constitue l’essence de votre marque, son ADN, et de les traduire sur les différents supports. Dans ce contexte, la complémentarité est extrêmement importante. Pour l’heure, nous publions dans Libelle des recettes au potiron. En ligne, on n’est pas limité par le nombre, on peut ajouter automatiquement les ingrédients à une liste de courses… Tout l’art consiste à faire en sorte que les contenus en ligne et hors ligne se renforcent. Qu’un plus un fasse plus que deux.

Il s’agit de passer du papier au papier plus digital. Les marques de magazine deviennent des marques de contenu, qui disposent de beaucoup plus de possibilités, mais sont naturellement également confrontées à des défis. J’envisage cependant l’avenir de manière très positive. Nos lectrices éprouvent beaucoup d’affection pour Libelle et je ne vois pas ce sentiment disparaître du simple fait d’une transformation. Mais on ne peut plus se permettre de se reposer sur ses lauriers. Il s’agit d’être toujours plus pertinent, sur chaque plateforme où l’on est actif. Les créateurs de magazines n’ont plus le choix : ils doivent sortir de leur cocon !

Mie Van der Auwera, rédactrice en chef Libelle

Sur l’étagère je prends toujours … le magazine que je ne connais pas encore. Je veux tout savoir sur la manière dont il est conçu, les formats, les orientations, les choix rédactionnels. Du reste, le bon vieux Vogue français me séduit souvent par un langage pictural propice à la mise en route d’un processus créatif.

J’écoute toujours Radio 1 le matin pour me plonger dans l’actualité. Je mets le ‘XX’ pour déconnecter, échapper au rythme trépidant de la journée.

Je suis jalouse de … mon chien John. Il mène une vie de chien princière. Selon moi, il a secouru et aidé beaucoup de gens au cours de ses vies antérieures, et il a atterri chez nous où il coule des jours heureux, emplis d’amour et de joie. Il l’a bien mérité, me dis-je chaque matin.

Je suis étonnée … d’être si rarement étonnée. Et je ne considère pas cela comme quelque chose de positif. Au contraire, je voudrais chaque jour être positivement surprise. Je peux encore l’être sincèrement par l’honnêteté, la franchise au niveau professionnel ou une nouvelle approche induite par ce qu’apporte l’autre. Ce sont là les vraies bonnes surprises qui éveillent quelque chose en moi.

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