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Euh … les micro-influenceurs ?

Par les temps qui courent, nous sommes submergés de nouveaux mots de jargon, souvent liés à la technologie. Cependant, que signifient-ils au juste ? Et que pouvez-vous en faire ? Magazine Media est heureux de vous servir de guide en donnant la parole à des experts en la matière. Comme Bert Marievoet, Managing Founder de Native Nation, qui nous explique ce que sont exactement des micro-influenceurs.

D’autres mots de jargon expliqués :
Agile AdvertisingVisual searchVoice firstBlockchainIntelligence ArtificielleFirst, second & third party dataBrand purpose

Pouvez-vous nous résumer ce qu’est un micro-influenceur ?

Les micro-influenceurs comptent un nombre plus restreint de followers que les grosses machines de guerre aux millions de suiveurs. Ce terme nous vient des Etats-Unis, où l’on jongle avec d’autres chiffres. Aux Etats-Unis, un micro-influenceur est quelqu’un qui compte 50 à 100.000 suiveurs et qui s’est ainsi forgé une solide communauté autour d’un thème bien précis : mode, voyages, beauté, fitness, etc. On dit dès lors souvent en Amérique, et à juste titre, qu’en termes d’engagement généré par leurs ‘branded posts’, ils réalisent de meilleurs scores, toutes proportions gardées, que les grands artistes (actrices, chanteurs, etc.).

Si dans nos contrées, le terme a été repris, il désigne plutôt les Instagrammeurs avec moins de 10.000 suiveurs. On obtient alors un tout autre topo. En Belgique, on a beau obtenir +20 % d’engagement versus +5 antérieurement via les macro-influenceurs, 20 % de 5.000 followers ne représente toujours que 1.000 engagements…

Cela est-il en passe de devenir une tendance ?

Nous estimons généralement que la collaboration n’en vaut pas vraiment la peine, tout simplement parce que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Bien vite, il faut déjà faire appel à 20 ou 30 micro-influenceurs pour générer ne fût-ce qu’un peu d’audience, ce qui entraîne un coût trop élevé en termes de gestion de campagne. Chez nous, vous êtes donc souvent mieux servi avec de bons influenceurs de qualité comptant plus de 25.000 suiveurs. Pour les raisons précitées, ce n’est pas une tendance au sein des marques ayant déjà accumulé suffisamment d’expérience en matière de marketing d’influence, et je ne vois pas le micro-influencing en devenir une d’aussitôt.

Quelles applications avec des magazines et des sites Web de magazines entrevoyez-vous ?

Ce qui peut être intéressant, c’est la combinaison de micro-influenceurs avec des influenceurs plus importants. Souvent, les premiers sont d’excellents créateurs de contenu, ce qui fait que leurs contenus peuvent parfaitement être réutilisés par les marques sur leurs propres canaux sociaux, dans des newsletters, etc. et – oui – donc aussi dans des magazines lorsqu’il s’agit de contenu mixte. Par exemple, une interview avec un influenceur célèbre dans un magazine, complétée de photos de micro-influenceurs. Ce n’est donc pas seulement au niveau des médias qu’un bon mix s’impose, mais aussi chez les influenceurs.

Bert Marievoet 

Bert Marievoet

Managing Founder

Native Nation

 

 

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