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La chronique de Damien : StuMPA 2020 : un grand cru en perspective

Le vendredi 3 avril, les 20 finalistes du StuMPA défendront leur création et le jury élira les lauréats. Le président du jury, Damien Lemaire, rédacteur en chef de Media Marketing, a d’ores et déjà ses préférences…

Découvrez ici les nominés du StuMPA 2020

Cette année, le jury du StuMPA, composé de trois créatifs, deux professeurs et trois journalistes de la presse pro, dont votre serviteur, qui assume également (avec grand plaisir)  le rôle de président du jury, a passé en revue une centaine de créations (vs une septantaine en 2019), un record, ou du moins, une participation exceptionnelle, rarement enregistrée…

Comme toujours, parmi les inscriptions, il y avait à boire et à manger (je ne parle du toujours aussi excellent lunch, servi dans la foulée du premier tour de table), mais également, du bon, voire très bon ! Personnellement, il y avait très longtemps que je n’avais pas été charmé d’emblée par certains participants.

Et plus précisément, par trois d’entre eux. Deux pour l’idée certes, mais principalement pour la qualité de leur exécution ; la troisième pour l’intelligence du concept, ou plutôt, de l’insight, comme me l’a fait très justement remarqué Sam De Win, CD chez Prophets, et l’un des trois jurés créatifs précités.

Si deux de ces trois-là ne s’envolent pas vers les Cannes Lions, et le troisième vers Knokke pour les CB Awards en juin prochain, je démissionne non seulement de mon poste de président, mais aussi de celui de Rédacteur en chef de Media Marketing (comme vous ne savez pas de quels travaux je parle, je ne prends pas beaucoup de risques) !

Plus sérieusement, lors de ce genre d’exercice, il est également toujours amusant de constater les différences de jugements et de goûts entre les membres du jury, en fonction de leur expertise respectivement. Mais c’est aussi ce qui fait toute la richesse du StuMPA : l’exigence créative et conceptuelle des uns vs la fraîcheur, l’enthousiasme et l’œil critique en termes de faisabilité des autres. Un mix parfait, qui, généralement, accouche du palmarès le plus juste qui soit.

Maintenant, avouons-le également, chaque année, notre travail de juré est grandement facilité par la pauvreté (conceptuel, ainsi qu’au niveau de la réalisation) de certains, voire d’un grand nombre de travaux. Dans quelques cas (rares heureusement), c’est même limite insultant…

Et surtout, chers professeurs, ce n’est pas rendre service à vos étudiants. L’école ne sert pas uniquement à enseigner des techniques et des disciplines. Elle a également le devoir de faire prendre conscience que la vie professionnelle est loin d’être un long fleuve tranquille, d’autant plus dans la publicité, à commencer par les départements créatifs, où, avant d’être long, le fleuve est sinueux, parsemé d’embûches et, malheureusement parfois aussi, infesté de requins…

_DSC5292 Damien Lemaire, editeur en chef de Media Marketing

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