Surfez sur

WeMedia

Le média magazine vend…. des croisières

Nombreux sont les éditeurs qui se servent de leurs marques magazines comme de canaux de vente directs. C’est aussi le cas de Roularta, qui autoproduit et commercialise une série de choses. Dans beaucoup d’autres cas, l’éditeur collabore avec des marques. Les croisières surtout semblent taper dans le mille.

 » En 2014, nous avons emmené en croisière 400 lecteurs , en 2015 ils étaient 600 et cette année nous avons passé le cap des 800.  » Geert Lambrecht, Product Manager Line Extensions chez Roularta, se montre enthousiaste au sujet du produit inédit que sa division a lancé sur le marché il y a deux ans. Les croisières sont communiquées dans les magazines et sur les sites du groupe, qui mettent ainsi en exergue la capacité qu’ils ont à inciter les lecteurs et surfeurs à l’achat.

Là où la division Line Extensions s’est développée à partir de l’édition de livres Roularta Books et de la vente de livres, CD et DVD s’inscrivant dans le champ d’intérêt des lecteurs d’un certain titre, elle tire actuellement 10% de son chiffre d’affaires – soit environ 1 million d’euros par an –  d’autres actions de vente  pour lesquelles elle collabore avec des marques. Dans le cas des croisières, Roularta s’allie à l’organisateur de voyages français Rivages du Monde. D’autres exemples d’actions de ce genre sont les ventes de vin, d’e-bikes et d’articles de design. En 2016, c’est une casserole Staub qui a dominé le hit-parade des ventes.

A manier de façon sélective

Geert Lambrecht donne un mot d’explication sur le modèle d’affaires derrière ces actions :  » Nous recevons une commission par produit vendu.  Par action, nous évaluons soigneusement les chances de réussite du projet en nous basant sur l’historique et l’argumentation de vente. D’une part nous mettons en jeu la crédibilité de nos marques, d’autre part il y a l’aspect commercial. Quand nous cherchons à mettre en place des garanties, nous demandons un acompte.  »

 » Le but n’est évidemment pas qu’au travers d’une action de vente les marques augmentent leur visibilité à bas prix « , poursuit Lambrecht.  » C’est ce qui explique pourquoi nous manions l’outil de façon très sélective. Nous élaborons souvent ce genre d’actions pour des catégories de produits qui ne font pas de publicité dans nos titres, ou lorsque la marque est la seule à faire de la publicité dans son secteur.  »

De plus en plus en ligne

Il est difficile pour Lambrecht de s’exprimer sur l’évolution de ce mode d’utilisation du média magazine.  » Il existe un intérêt de la part des marques, mais c’est un business hautement volatile « , dit-il.  » Dans le meilleur des cas, on peut mener une action avec la même marque tous les ans ; avec d’autres marques, la fréquence est beaucoup moins élevée.  Pour ces marques, nous ne constituons pas directement un canal de distribution fixe. Vous ne m’entendrez donc pas dire que je suis sûr qu’il y a immanquablement de la croissance à la clé.  »

Même si Roularta met à profit tous les canaux de ‘response’, Lambrecht distingue tout de même une tendance vers plus de ventes en ligne.  » Le print possède l’avantage de présenter un aspect physique. Les gens découpent les coupons du magazine ou mettent de côté celui qui leur est offert séparément avec le titre. Nous constatons cependant que de plus en plus de gens commandent par voie digitale. Ce qui fonctionne le mieux, dépend du produit. Avec un public plus jeune, c’est souvent l’on-line. Sa part ne fera que croître.  »

Apprenez-en davantage sur le média magazine en tant que canal de vente