Serena Williams en couverture sans Photoshop ! (Et pourquoi ceci fait-il encore la une ?)

Serena Williams unretouched in Harper's BazaarEtrange qu’une femme en couverture d’un magazine féminin fasse l’actualité aussitôt qu’aucun appel a été fait à Photoshop. Quelle star ose se montrer en print telle qu’elle est, sans la moindre ‘retouche’ ? Une des athlètes les plus courageuses du moment : Serena Williams.

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Williams n’est pas seulement une star du tennis (même si cette année, elle a dû céder son trône à Wimbledon à une concurrente plus jeune, personne ne lui enlèvera jamais ses 23 autres titres en Grand Chelem). Elle est aussi une icône de la mode, une mère qui a réussi son come-back sportif et une femme qui a dû essuyer d’innombrables critiques.

Elle n’a donc absolument pas peur de se montrer comme elle est – y compris les cicatrices et les taches de rousseur – sur la couverture dorée de Harper’s Bazaar (août 2019), qui n’est tout de même pas le premier venu parmi les magazine de mode de ce monde.

Serena Williams n’est pas la première à se mettre à nu de cette manière. Il existe une tendance dans le monde de la mode qui s’éloigne du mythe traditionnel de la beauté ; une quête de caractéristiques individuelles et de visages et de corps moins standardisés.

Dans l’interview de Harper’s Bazaar avec Williams, le ‘body-shaming’ est aussi un thème majeur. La star du tennis a donc déjà souvent dû encaisser de nombreuses critiques à propos de son corps, sur et en dehors des terrains de tennis. En outre, son physique a eu toutes sortes d’impacts sur la façon dont on l’a traitée dans le monde du tennis :

« I’ve been paid unequally because of my sex. I’ve been penalized a game in the final of a major because I expressed my opinion or grunted too loudly. »

Encore un exemple d’un(e couverture de) magazine qui alimente une discussion sociétale particulièrement actuelle.

Source : DH.be, CNN

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